Prises de position de la FPJQ

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec défend la liberté de presse et le droit public à l’information. Elle intervient chaque fois que la liberté de presse est menacée. Elle fait entendre la voix des journalistes partout où c’est nécessaire, dans les commissions parlementaires, devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), dans les conseils municipaux, auprès des juges, de la police et des organismes publics dont les politiques de communication entravent le travail des journalistes.

« La FPJQ s’est battue pour la liberté de la presse. Elle est derrière nous tous les jours. Et elle doit le demeurer. C’est pour ça que j’ai ma carte. »

Antoine Trépanier

Journaliste à Radio-Canada Ottawa/Gatineau, arrêté le 13 mars 2018 pour harcèlement criminel alors qu'il tentait d’obtenir une entrevue avec une intervenante.


Voici les prises de position de la FPJQ.

Démocratie municipale : le gouvernement doit exiger la transparence des municipalités et des MRC

 

Val-d’Or, 3 mai 2019 – Dans le cadre de la Journée mondiale de la liberté de presse, le 3 mai, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), section Abitibi-Témiscamingue, rappelle que les municipalités et la MRC de sa région interdisent toujours l'enregistrement de séances publiques.

La FPJQ section Abitibi-Témiscamingue souhaite que le gouvernement légifère pour mettre fin au flou dans la réglementation sur l'accès aux séances.

 

Depuis trop longtemps, le gouvernement du Québec tolère que des municipalités se dotent de règlements visant à restreindre l’enregistrement des séances des conseils municipaux par les citoyens ou par journalistes.

 

Malgré que ces règlements municipaux bafouent la liberté de presse en empêchant les journalistes de faire leur travail et d'informer convenablement les citoyens, le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation n’est jamais intervenu dans ce dossier, se contentant simplement d’informer les municipalités qu’elles risqueraient de voir invalider leur règlement devant les tribunaux en cas de contestation.

 

Le ministère délègue ainsi aux citoyens et aux journalistes la responsabilité d’enclencher des contestations judiciaires afin de forcer les conseils municipaux à adopter des pratiques favorisant la pleine et entière participation citoyenne avec le fardeau financier que cela suppose. 

 

Il est légitime que les élus se dotent de règles afin d’assurer un bon déroulement des séances, mais l’enregistrement et la prise d’image ne constituent en rien un obstacle aux délibérations.

 

Récemment, des municipalités ou MRC de l’Abitibi-Témiscamingue ont cru bon renouveler leur règlement visant à limiter l’enregistrement des séances publiques. C’est le cas de la municipalité de La Motte et de la MRC de Témiscamingue. La Ville de Val-d’Or a, elle aussi, a pensé à interdire l’enregistrement aux citoyens, mais est, heureusement, revenue sur sa position.

 

Nous estimons que les élus devraient plutôt adapter le fonctionnement de leur séances afin de permettre un plus grand partage de l’information et une plus grande participation des citoyens aux affaires publiques.

 

Nous interpellons le gouvernement de François Legault et plus particulièrement la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, afin que tout règlement municipal visant à limiter d’une quelconque façon l’enregistrement de toutes séances publiques organisées par les villes soit invalidé.

 

Nous souhaitons ainsi que le gouvernement rompe avec la tradition de complaisance que le ministère a entretenue dans les dernières années envers ces pratiques. Les discussions sur ces enjeux rebondissent régulièrement dans l’actualité et il est maintenant temps que le gouvernement prenne ses responsabilités afin de préserver le droit du public à l’information.

 

 

 

 

 

 

Le comité exécutif de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) , section Abitibi-Témiscamingue.

Émélie Rivard-Boudreau, présidente

Yvon Moreau, vice-président

Audrey Folliot, secrétaire

Thomas Deshaies, trésorier

Lucie Charest, administratrice

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