Prises de position de la FPJQ

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec défend la liberté de presse et le droit public à l’information. Elle intervient chaque fois que la liberté de presse est menacée. Elle fait entendre la voix des journalistes partout où c’est nécessaire, dans les commissions parlementaires, devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), dans les conseils municipaux, auprès des juges, de la police et des organismes publics dont les politiques de communication entravent le travail des journalistes.

« La FPJQ s’est battue pour la liberté de la presse. Elle est derrière nous tous les jours. Et elle doit le demeurer. C’est pour ça que j’ai ma carte. »

Antoine Trépanier

Journaliste à Radio-Canada Ottawa/Gatineau, arrêté le 13 mars 2018 pour harcèlement criminel alors qu'il tentait d’obtenir une entrevue avec une intervenante.


Voici les prises de position de la FPJQ.

La FPJQ est satisfaite des engagements d’Ottawa pour aider la presse écrite

La FPJQ est satisfaite des mesures pour venir en aide aux médias écrits du pays qui sont incluses dans le budget fédéral présenté aujourd'hui, mais regrette qu'Ottawa ne s'attaque pas à la racine du problème.

Tel qu’annoncé lors de la mise à jour économique l’automne dernier, un crédit d’impôt de 25 % sur la masse salariale est offert aux entreprises de presse écrite canadiennes pour les cinq prochaines années, les entreprises ayant le statut d'organisation à but non lucratif (OBNL) se voient octroyer la possibilité d'émettre des reçus fiscaux pour des dons de bienfaisance et un crédit d’impôt pour les abonnements numériques est offert aux particuliers.

 

Ces mesures répondent à la demande d’aide réclamée par les médias pour faire face à la crise qui menace le journalisme au pays.

Le gouvernement fédéral maintient qu'un comité indépendant déterminera le statut d’« organisation journalistique canadienne admissible », mais précise d'emblée quelques critères de base : pour être admissible, une entreprise devra être de propriété canadienne à 75% et être axée sur les sujets d’intérêt général et la couverture de l’actualité.

La FPJQ souhaite que ce comité d'experts indépendants soit le plus ouvert et le plus transparent possible pour éviter que ses décisions se prennent derrière des portes closes.


La Fédération reconnait que cette aide permettra aux entreprises journalistiques les plus précaires, qui informent les Québécois et sont les piliers de notre démocratie, de survivre à court et à moyen termes.


Cependant, la Fédération estime que la survie à long terme des médias au pays dépend de l’intervention du gouvernement fédéral pour contrer l'accaparement des revenus publicitaires par les géants américains du numérique, comme Google et Facebook, qui ne paient strictement rien pour le contenu journalistique qu'ils diffusent et qui leur permet d'engranger tant de profits.

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