Prises de position de la FPJQ

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec défend la liberté de presse et le droit public à l’information. Elle intervient chaque fois que la liberté de presse est menacée. Elle fait entendre la voix des journalistes partout où c’est nécessaire, dans les commissions parlementaires, devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), dans les conseils municipaux, auprès des juges, de la police et des organismes publics dont les politiques de communication entravent le travail des journalistes.

« La FPJQ s’est battue pour la liberté de la presse. Elle est derrière nous tous les jours. Et elle doit le demeurer. C’est pour ça que j’ai ma carte. »

Antoine Trépanier

Journaliste à Radio-Canada Ottawa/Gatineau, arrêté le 13 mars 2018 pour harcèlement criminel alors qu'il tentait d’obtenir une entrevue avec une intervenante.


Voici les prises de position de la FPJQ.

Vice Media : la FPJQ condamne la décision de la Cour d’appel de l’Ontario

La FPJQ se joint à une coalition d’organismes canadiens et internationaux pour dénoncer le jugement de la Cour d’appel de l’Ontario qui ordonne à Ben Makuch de livrer à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) son matériel journalistique.

Le journaliste de Vice Media refuse de remettre les messages qu’il a échangés avec un homme de Calgary suspecté d’avoir quitté le pays pour se joindre au groupe armé État islamique, messages dont il a fait état dans ses reportages publiés en 2014.

Un juge d’un tribunal de première instance avait statué, en 2016, que la GRC avait besoin du matériel de Vice Media pour enquêter sur un crime grave. Ayant perdu son appel, Vice compte porter la cause jusqu’en Cour suprême.

La FPJQ rappelle que les journalistes ne travaillent pas au service des autorités policières, qui jouissent déjà de grands moyens pour réaliser leurs enquêtes criminelles. Les journalistes travaillent dans l’intérêt du public, qui a le droit d’être informé de façon indépendante. Pour cela, les journalistes doivent être en mesure de protéger leur matériel journalistique et leurs sources. Si cette protection n’est pas reconnue par nos tribunaux, des sources risquent de ne plus se confier aux médias, l’information risque de se tarir et c’est le public canadien qui écopera en étant moins informé.

Aujourd’hui, la FPJQ et une grande coalition d’organismes se joignent à Vice Media pour soutenir son journaliste Ben Makuch, qui défend courageusement, en refusant de céder son matériel journalistique aux policiers, notre liberté fondamentale d’être informés.

Lire le communiqué de la coalition (en anglais).

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