Prises de position de la FPJQ

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec défend la liberté de presse et le droit public à l’information. Elle intervient chaque fois que la liberté de presse est menacée. Elle fait entendre la voix des journalistes partout où c’est nécessaire, dans les commissions parlementaires, devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), dans les conseils municipaux, auprès des juges, de la police et des organismes publics dont les politiques de communication entravent le travail des journalistes.

« La FPJQ s’est battue pour la liberté de la presse. Elle est derrière nous tous les jours. Et elle doit le demeurer. C’est pour ça que j’ai ma carte. »

Antoine Trépanier

Journaliste à Radio-Canada Ottawa/Gatineau, arrêté le 13 mars 2018 pour harcèlement criminel alors qu'il tentait d’obtenir une entrevue avec une intervenante.


Voici les prises de position de la FPJQ.

Vision zéro : La FPJQ — Mauricie dénonce une décision de la Ville de Trois-Rivières

Trois-Rivières, le 15 février 2019. — La Fédération professionnelle des journalistes du Québec, section Mauricie, déplore le fait que la Ville de Trois-Rivières entend restreindre le travail des journalistes lors d’une partie des consultations publiques entourant le projet Vision zéro, qui doivent débuter ce samedi.

Les journalistes auront accès à l’ensemble des kiosques et des consultations publiques sous forme de tables rondes, mais les membres de la presse électronique devront éteindre leurs caméras et fermer leurs micros lorsque le travail des groupes de citoyens inscrits aux tables rondes commencera; il ne sera pas possible d’enregistrer les échanges qui s’y feront.

La FPJQ-Mauricie estime que la Ville ne veut pas considérer que cet exercice est une consultation publique si elle empêche les médias électroniques de pouvoir capter les échanges lors de ces tables rondes qui sont au coeur des consultations publiques et des décisions qui seront prises quant aux mesures à adopter en lien avec Vision zéro.

« La FPJQ déplore depuis des années le faire que des municipalités empêchent les journalistes de faire leur travail et par le fait même et qui, sous prétexte de protéger des citoyens qui pourraient être intimidés par les médias, maintiennent leur propre population dans le noir », a dit le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, Stéphane Giroux.

La Ville de Trois-Rivières estime qu’en agissant de la sorte, elle permet aux citoyens de s’exprimer librement sans se sentir «intimidés» par la présence des caméras, mais, pour ce faire, elle brime la liberté de la presse, ce qui constitue un droit fondamental dans une société démocratique comme la nôtre.

La FPJQ-Mauricie rappelle aux autorités que les citoyens qui participent à ces séances sont parfaitement conscients qu’ils se trouvent dans des lieux publics et qu'ils participent à des échanges publics, de leur plein gré. De plus, elle réitère que le travail des journalistes qui rapportent les informations à ceux qui ne peuvent suivre ces débats sur place, est essentiel.

La FPJQ-Mauricie a fait des intervention auprès de la Ville afin qu’elle revoie cette décision, pour le moment sans succès.

«En empêchant ainsi la captation vidéo ou audio des échanges, certains médias se retrouveront pénalisés dans la façon de faire leur travail par rapport à d’autres médias. Au final, de par cette directive, c’est le public et son droit le plus fondamental d’être informé que la Ville pénalise le plus», déclare la présidente de la FPJQ-Mauricie, Paule Vermot-Desroches.

Par la présente, la FPJQ-Mauricie réitère sa demande à la Ville de revoir cette interdiction et de permettre aux journalistes de faire leur travail jusqu’au bout, de façon respectueuse comme ils l’ont toujours fait dans ce débat, dans le cadre d’une consultation que la Ville elle-même voulait «publique».

« Nous exigeons de la Ville de Trois-Rivières, qu'elle laisse les journalistes faire leur travail avec tous les outils dont ils ont besoin pour bien le faire et informer la population adéquatement »,  a déclaré Stéphane Giroux.

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