Prises de position de la FPJQ

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec défend la liberté de presse et le droit public à l’information. Elle intervient chaque fois que la liberté de presse est menacée. Elle fait entendre la voix des journalistes partout où c’est nécessaire, dans les commissions parlementaires, devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), dans les conseils municipaux, auprès des juges, de la police et des organismes publics dont les politiques de communication entravent le travail des journalistes.

« La FPJQ s’est battue pour la liberté de la presse. Elle est derrière nous tous les jours. Et elle doit le demeurer. C’est pour ça que j’ai ma carte. »

Antoine Trépanier

Journaliste à Radio-Canada Ottawa/Gatineau, arrêté le 13 mars 2018 pour harcèlement criminel alors qu'il tentait d’obtenir une entrevue avec une intervenante.


Voici les prises de position de la FPJQ.

La FPJQ dénonce une résolution adoptée par la MRC de Témiscamingue

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) en Abitibi-Témiscamingue dénonce avec vigueur une résolution adoptée le 17 octobre 2018, lors du conseil des maires de la MRC de Témiscamingue. 

Cette résolution stipule que seule la MRC, et non les journalistes ni les citoyens, aura le droit d'enregistrer les séances. Étant donné qu’un règlement interdit déjà de filmer ces séances qui, rappelle la FPJQ, sont publiques, la Fédération considère que la MRC de Témiscamingue est devenue un des pouvoirs publics les plus opaques de la province.

La MRC va désormais enregistrer elle-même les séances et remettre ces documents (audio seulement) aux médias qui en feront la demande.

Or, pour bien faire leur travail et bien informer le public, les journalistes et autres représentants d’entreprises de presse reconnues doivent pouvoir filmer et enregistrer ces séances eux-mêmes ; cet exercice de collecte de l’information est une partie essentielle à la production de reportages qui serviront à informer le public. Empêcher les journalistes de faire ce travail revient à brimer la liberté de presse et le droit du public à l’information.  

« La FPJQ estime que ce geste de la MRC va à l’encontre des exigences de transparence et d’ouverture nécessaire dans une société démocratique, affirme le président de la FPJQ, Stéphane Giroux. Par son geste, la MRC restreint le droit de ses citoyens à l’information. » 

De plus, le fait de devoir demander ces enregistrements aux autorités rend les médias dépendants de leur bon vouloir et peut occasionner des délais déraisonnables dans les cas, aisément prévisibles, où ces autorités n’auraient pas le temps de produire rapidement ces documents.  

«La FPJQ considère qu’avec cette résolution, la MRC de Témiscamingue ne fait que donner l’illusion d’un meilleur accès à l’information», affirme présidente de la FPJQ – Abitibi-Témiscamingue, Émélie Rivard-Boudreau.

La FPJQ demande donc au gouvernement nouvellement élu à l’Assemblée nationale de presser la MRC de Témiscamingue d’être complètement transparente et de respecter la liberté de presse, qui est, rappelle-t-elle, un droit fondamental dans notre système démocratique.

La Fédération appuie sa demande sur des recommandations qui ont été faites par le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT) à des conseils municipaux qui ont tenté de bloquer l’accès des médias dans le passé.  

 

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