Billets

Depuis janvier 2018, vous retrouvez chaque semaine, à la fin de votre lettre InfoFPJQ, sous la plume de journalistes et chroniqueurs bien connus, un point de vue ou une analyse sur l’actualité médiatique.

Évidemment, les propos tenus dans le billet n’engagent que leur auteur.

À hauteur de citoyenne

Par Josée Legault

Permettez-moi, exceptionnellement, un billet un tantinet plus personnel. La première campagne électorale que j’ai eu le bonheur de couvrir et d’analyser a été celle de l’automne 1994.

Vous avez dit « censure » ?

Par Jean-François Cliche 

Nous sommes en plein été. Un spectacle musical provoque une controverse. Sur les réseaux sociaux, des militants s’activent pour organiser une manif et demander l’annulation du spectacle. De l’autre côté de la clôture, les fans de l’artiste montent au créneau pour défendre sa liberté d’expression.

Cela vous rappelle quelque chose ?

Sondages : la foi est grande

Par Marilyse Hamelin

Une campagne électorale, c’est la Série mondiale des amateurs de politique et Noël avant l’heure pour bien des journalistes. Et qui dit campagne dit sondages. Or je ne suis sûrement pas la seule à entretenir une relation d’amour-haine avec ceux-ci.

Tout comme le regretté commentateur Jean Lapierre, je les accueille avec intérêt à longueur d’année et les attends avec impatience en début de campagne, trop heureuse d’avoir accès à cette radiographie des intentions de vote sur la ligne de départ.

Ce que les journalistes doivent apprendre des réseaux sociaux

Par Jeff Yates

La campagne électorale a débuté il y a une semaine. Les médias d’information québécois en offrent, bien sûr, une couverture mur à mur.

Mais, sur les réseaux sociaux, ce ne sont ni les journalistes, ni les chefs de nouvelles, ni les rédacteurs en chef qui déterminent ce que lit la population. Ce sont les algorithmes – alimentés par l’activité générée par les internautes – qui déterminent ce qui se retrouve sur le fil d’actualité des Québécois.

Une campagne sous le signe des fake news

Par Nathalie Collard  

Jeudi, confession : je me suis un peu étouffée avec ma gorgée de café lorsque j’ai pris connaissance du Guide canadien pour lintégrité électorale de Facebook. 

Si vous ne l’avez pas encore vu passer, Facebook a publié un document dans lequel il s’engage à « faire ce qu’il faut pour protéger et préserver l’intégrité des élections » et à s’assurer que « les pages et les comptes des politiciens et des partis politiques sont sécurisés » et « que les gens ont accès à de l’information fiable représentant divers points de vue ». Ce document est accompagné d’un « guide d’hygiène démocratique » pour « soutenir la sécurité de l’information ».  

Ben voyons donc ! 

L’atterrissage raté d’Alexandre Taillefer en politique

Par Josée Legault

En matière de communication politique et de relations avec les médias, la propulsion récente de l’homme d’affaires Alexandre Taillefer à la présidence de la campagne électorale du Parti libéral du Québec (PLQ) est un échec qui en a étonné plusieurs.

De sa description farfelue du premier ministre Philippe Couillard comme un « progressiste » – pourtant l’artisan premier de l’austérité budgétaire – jusqu’à ses accusations ahurissantes et non fondées d’une « ingérence certaine » de Pierre Karl Péladeau auprès des journalistes et chroniqueurs de Québecor, Alexandre Taillefer a raté son entrée en politique.

Get your facts straight

Par Martin Patriquin

In the moments after he allegedly drove a van into a crowd of pedestrians, killing 10 and injuring scores more, Alek Minassian became everything. He was a jihadist. He was an alt-right racist. He was a Christian. He was white. He was brown. He was a men’s rights advocate. He was a socially awkward computer geek. He killed for Allah. He killed to strike a blow against Toronto’s multicultural reality. He killed as a result of the disparaging words of Canadian columnists. He did what he did because no woman would have sex with him.

Breaking news, the act of informing the public of facts during fast-moving events, is a critical part of information gathering. In the age of social media, it has become less about getting facts correct than assigning blame.

La Presse, un OBNL ? Un peu trop « hop la vie »

Par Lise Ravary

Je n’ai rien écrit à ce jour sur la transformation proposée de La Presse en organisme à but non lucratif. Un peu par pudeur et beaucoup en raison du manque d’informations factuelles permettant d’étudier cette proposition dans une perspective d’affaires.

Nous n’avons pas accès aux états financers, mais, depuis le début, j’ai exprimé des doutes au sujet du modèle économique de La Presse +. Et je ne suis pas la seule. En 2015, Jean-Hugues Roy, professeur à l’école des médias de l’UQAM, estimait à 221 millions de dollars les pertes de La Presse + sur deux ans. Et, comme moi, aujourd’hui, il se demande si les 50 millions de Power Corporation suffiront à relancer La Presse.

Se faire accuser de « censurer »… alors qu’on fait simplement son travail

Par Jeff Yates

Imaginez-vous donc que faire son travail de journaliste selon les règles de l’art en 2018 revient parfois à faire partie d’une nébuleuse conspiration et que le fait de respecter les lois en vigueur permet parfois aux réseaux sociaux de s’emballer sans que les médias aient le moindre pouvoir de rectifier le tir. L’histoire de l’arrestation de l’ancien chef du groupe nationaliste britannique English Defence League l’a démontré cette semaine.

L’ultime coup de poker de La Presse

Par Marilyse Hamelin

Vous connaissez le refrain : les journaux sont en crise ; on ignore s’ils vont disparaître à moyen ou long terme ; le métier de journaliste à l’écrit est en péril ; on cherche encore le modèle viable pour la presse. Inutile de répéter tout ce qui a été écrit sur l’importance d’en finir avec l’exonération fiscale dont jouissent Google et Facebook. Or rien ne semble bouger de ce côté.

C’est dans ce contexte que s’est produit un puissant séisme, la semaine dernière, dans le petit monde des médias québécois. La Presse, qui avait surpris en 2013 avec le lancement de La Presse +, tente un ultime coup de poker en transformant sa structure en OBNL.