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Prix Judith-Jasmin

Édition 2018

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Période de mise en candidature: du 7 janvier 2019 au 8 février 2019 à midi.

Remise des prix: Gala des Grands prix du journalisme, 5 mai 2019

Catégories

  • Meilleur reportage, catégorie « Arts, Culture et Art de vivre »
  • Meilleur reportage, catégorie « Sports »
  • Meilleur reportage, catégorie « Justice et Faits divers »
  • Meilleur reportage, catégorie « Affaires et Économie »
  • Meilleur reportage, catégorie « Sciences, Environnement et Société »
  • Meilleur reportage, catégorie « Politique »
  • Meilleur reportage, catégorie « Enquête »
  • Meilleur reportage, catégorie « Médias locaux et régionaux »
  • Meilleur grand reportage
  • Meilleur texte d’opinion
  • Grand Prix du jury *

*Le président du Grand Jury choisit le lauréat du Grand prix parmi tous les finalistes. Un lauréat peut remporter un prix dans une catégorie, en plus du Grand prix.
 

Définitions des catégories

Meilleur reportage, catégorie « Arts, Culture et Art de vivre »
Cette catégorie comprend tout reportage qui fait état de l’actualité culturelle, comptes rendus de spectacle, d’exposition, etc. et ce, dans tous les domaines artistiques, les portraits d’artistes, ainsi que les reportages de service, qui s’adressent aux consommateurs et qui traitent de gastronomie, de mode, d’architecture, de design, de voyage, de tourisme, etc. Les sujets peuvent être locaux, régionaux, nationaux ou internationaux.
 

Meilleur reportage, catégorie « Sports »
Cette catégorie comprend tout reportage relatant les nouvelles sportives, des portraits d’athlète ou d’équipes, des comptes rendus ou analyses de match, que ce soit concernant le sport amateur ou professionnel. Les sujets peuvent être locaux, régionaux, nationaux ou internationaux.
 

Meilleur reportage, catégorie « Justice et Faits divers »
Cette catégorie comprend tout reportage rapportant un fait divers, les comptes rendus des affaires judiciaires, lors de procès ou autrement, des entrevues ou portraits de magistrats, de policiers, d’avocats, de victimes ou de criminels, etc. Les sujets peuvent être locaux, régionaux, nationaux ou internationaux. 


Meilleur reportage, catégorie « Affaires et Économie »
Cette catégorie comprend tout reportage économique, que ce soit des portraits d'entrepreneurs ou d'entreprises, des actualités économiques, des analyses financières sur des sujets comme les finances personnelles, l’immobilier, les nouvelles technologies, la croissance économique, etc. On peut retrouver dans cette catégorie toute nouvelle traitant d’autres sujets si elles sont présentées sous un angle économique.  Les sujets peuvent être locaux, régionaux, nationaux ou internationaux. 


Meilleur reportage, catégorie « Sciences, Environnement et Société »
Cette catégorie comprend tout reportage traitant de tous les aspects de la science au sens large, de toute nouvelle qui se rapporte à l’environnement, à la santé, à l’éducation et aux grandes questions et tendances sociales, par exemple l’aide médicale à mourir, l’immigration, les revendications des différents groupes de pression, etc. Les sujets peuvent être locaux, régionaux, nationaux ou internationaux. 


Meilleur reportage, catégorie « Politique »
Cette catégorie comprend tout reportage qui traite de politique municipale, provinciale, fédérale, ou internationale, de couverture électorale, de débats, des entrevues ou portraits de politiciens ou de hauts fonctionnaires, ainsi que la couverture des décisions politiques, et leur impact sur la population. 


Meilleur reportage, catégorie « Enquête »
Cette catégorie comprend tout reportage considéré comme un dossier de fond, qui a nécessité des recherches approfondies, sur une longue période et qui fait appel à plusieurs sources. L’enquête est un genre journalistique qui vise généralement à faire des révélations à la population sur des sujets d’intérêt public. L’enquête exige parfois l’utilisation de moyens clandestins. Les sujets d’enquête peuvent être locaux, régionaux, nationaux ou internationaux.  


Meilleur reportage, catégorie « Médias locaux et régionaux »
Cette catégorie comprend tout reportage produit par un média local ou régional. La nouvelle elle-même peut être internationale, nationale, régionale ou locale pour peu qu’elle ait été produite par un média local ou régional. 


Meilleur grand reportage
Cette catégorie comprend tout reportage de grande envergure, au pays ou à l’étranger. Le grand reportage est un genre journalistique qui permet de mettre en évidence le travail de terrain qui mène à la découverte de faits de société qui échappent au flot quotidien des nouvelles ou des crises qui font l’événement.


Meilleur texte d'opinion
Cette catégorie comprend les éditoriaux, les chroniques, les billets, les commentaires, les analyses et les caricatures. Les sujets peuvent être locaux, régionaux, nationaux ou internationaux. 


Grand Prix
Le Grand Prix récompense LE reportage de l’année au Québec. C’est celui qui a marqué les esprits, alimenté les conversations et fait bouger les choses, que ce soit dans une petite communauté, dans l’ensemble de la province, du pays, ou sur la scène internationale. Le reportage peut avoir été diffusé dans tout type de média. Le président du Grand Jury choisit le lauréat du Grand Prix parmi tous les finalistes. Un lauréat peut remporter un prix dans une catégorie, en plus du Grand Prix.

 

Conditions de participation

  • Être membre de la FPJQ. Toutes les personnes dont le nom figure sur le formulaire de mise en candidature doivent être membres. Devenir membre.
  • Les oeuvres doivent avoir été publiées ou diffusées par une entreprise de presse reconnue par la FPJQ entre le 1er septembre 2017 et le 31 décembre 2018.
  • Les dossiers complets de candidature doivent être remplis en ligne entre le 7 janvier 2019 au 8 février 2019 à midi. Les dossiers incomplets ou remis en retard seront refusés.
  • Un membre du conseil d'administration de la FPJQ n'est pas autorisé à poser sa candidature.
     

Jurys

Un Premier Jury et un Grand Jury sont formés pour choisir les finalistes et lauréats de toutes les catégories.

Le Premier Jury est formé de cinq jurés qui devront identifier entre 5 et 10 reportages par catégorie, qui seront soumis au Grand Jury.

Le Grand Jury est formé de deux jurés et du président, qui devront choisir trois finalistes et un lauréat dans chaque catégorie.

Rôle du président du Grand Jury:

  • Veiller à ce que les candidatures respectent les conditions de participation ;
  • Veiller à ce que les jurés aient toute l'information requise pour procéder au choix des finalistes et lauréats ;
  • Informer les jurés des règlements et veiller à leur bonne compréhension ;
  • Veiller à ce que les jurés remplissent de façon adéquate la grille d'analyse, dans le choix des finalistes et lauréats ;
  • Veiller à ce que les jurés échappent à toute forme de conflit d'intérêt ou d'apparence de conflit d'intérêts ;
  • Veiller à ce que les jurés fassent des choix de façon impartiale ;
  • Aviser l'équipe de la FPJQ du choix des finalistes et des lauréats.

 

Un jury peut changer un reportage de catégorie, s'il le juge approprié.
 

Un journaliste peut soumettre jusqu'à sept reportages. Une série de reportages est considérée comme un reportage. Les reportages en français et en anglais peuvent être soumis.

Coût de l'inscription: 35 $ + taxes par reportage soumis.

Valeur du prix Judith-Jasmin, pour toutes les catégories : 500$.

Valeur du Grand prix : 2 000$.
 

*Le masculin n'est employé que pour simplifier le texte.

Grille d'évaluation.

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Judith Jasmin est la première femme grand reporter au Québec.

Judith Jasmin a entrepris sa carrière en information au Service international de Radio-Canada vers la fin des années 40. C’est là qu’elle rencontre René Lévesque avec qui elle animera, notamment, l’émission radiophonique Carrefour. En 1953, elle entre au Service des nouvelles télé et se distingue dans des émissions telles que Reportage et Conférence de presse

En 1966, elle est nommée correspondante de Radio-Canada aux Nations Unies, puis à Washington. Elle rentre à Montréal en 1970 où elle poursuit son travail de reporter aux nouvelles puis aux affaires publiques. La maladie l’emportera en 1972.

Après son décès, Solange Chaput-Rolland, présidente du Cercle des femmes journalistes, décide de créer un prix à sa mémoire. Pour sa première année, en 1975, le concours s’adresse aux journalistes francophones du Québec et de la région d’Ottawa. Et comme le premier concours se tient en 1975, Année Internationale de la Femme, exceptionnellement, seules les femmes journalistes y sont admissibles.

En 1993, la Fondation du Cercle des femmes journalistes a cédé l'organisation du prix à la FPJQ.

Le prix Judith-Jasmin honore les meilleures œuvres journalistiques de l’année.

Gagnants du prix Judith-Jasmin - 2016

La FPJQ a dévoilé, le samedi 19 novembre, les lauréats de la 41e édition du prestigieux prix Judith-Jasmin. Ce prix, remis lors de son congrès annuel, honore les meilleures œuvres journalistiques de l’année au Québec, tous médias confondus.

Grand Prix Judith-Jasmin

Josée Dupuis et Emmanuel Marchand, de Radio-Canada, pour leur remarquable enquête intitulée « Abus de la SQ : les femmes brisent le silence » diffusée à l’émission Enquête en octobre 2015.

 

Catégorie Enquête

Isabelle Hachey, de La Presse, pour son reportage « La véritable histoire du Schindler juif ».

 

Catégorie Grand reportage

Chantal Lavigne, de Radio-Canada, pour son exceptionnel grand reportage « Le profit avant les vaccins », sur la crise du virus Ebola.

 

Catégorie Nouvelles - médias nationaux

Sylvie Fournier, de Radio-Canada, pour la nouvelle sur l’Office national de l’énergie « TransCanada : des raccords problématiques ».

 

Catégorie Nouvelles - médias locaux et régionaux.

Justine Mercier, du Droit, pour sa nouvelle « Un calvaire mortel à l’hôpital de Gatineau ».

 

Catégorie Opinion

Mario Girard, pour son texte « Jutra et les garçons », paru dans La Presse.

 

Catégorie Journalisme de service

Vincent Larouche et Simon Giroux, de La Presse, pour leur reportage « La Presse en Côte d’Ivoire : sur les traces des brouteurs ».

 

Catégorie Entrevue ou portrait

Marco Fortier, Le Devoir, pour son article « Voyage au bout de la vie ».

 

Catégorie Journalisme spécialisé («beat»)

Alexandre Shields, du Devoir, pour sa spécialisation en environnement.

 

Prix Hommage

Le prix Judith-Jasmin Hommage, qui honore l’ensemble d’une carrière journalistique remarquable, est décerné cette année à Lise Bissonnette.

 

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Mots du jury à l'endroit des récipiendaires

 

Grand Prix Judith-Jasmin

Le grand jury est composé des anciens présidents de la FPJQ. Il sélectionne un grand gagnant, parmi les lauréats de toutes les catégories.

« D’une qualité exceptionnelle, ce reportage a créé une véritable onde de choc dans tout le pays. Le jury a bien entendu constaté qu’il a eu un grand impact, mais il a aussi été impressionné par les démarches suivies par les journalistes pour traiter un sujet aussi délicat, dans un contexte aussi difficile.

Il fallait sans aucun doute beaucoup de compassion et faire preuve de persévérance pour convaincre des femmes autochtones de parler à visage découvert des sévices qu’elles ont subis et des événements douloureux qu’elles ont traversés. Manifestement, Mme Dupuis et M. Marchand ont fait un long travail préalable pour gagner leur confiance, une confiance qu’ils n’ont jamais trahie. Ils leur ont montré qu’il y a des professionnels, dans la société, sur qui les personnes démunies peuvent compter pour faire entendre leur voix : les journalistes professionnels.

Leur reportage a ému tout le Québec. Le gouvernement québécois a débloqué six millions de dollars pour des programmes d’aide aux femmes autochtones de Val-d’Or. Le reportage a probablement accéléré la mise sur pied de la commission d’enquête sur la violence faite aux femmes autochtones au Canada, annoncée cet été. Les policiers de Montréal qui ont ensuite enquêté sur les agissements allégués de leurs collègues de la Sûreté du Québec (SQ) n’ont pas recueilli de preuves suffisantes pour que des accusations criminelles soient portées. Mais espérons que cela ne découragera pas les femmes autochtones de parler, et les journalistes de les écouter. »

 

Catégorie Enquête

Jurés: François Bourque, chroniqueur au Soleil, Monic Néron, chroniqueuse aux affaires judiciaires et criminelles au 98,5 FM, et Pierre Sormany, journaliste et éditeur à la retraite.

« Le jury salue la démarche exemplaire d’Isabelle Hachey qui est allée vérifier sur le terrain le rôle réel joué par celui qui se présentait comme un « Schindler juif » et avait réussi, au moment du reportage, à recueillir 875 000 $ pour financer ses activités. Des doutes avaient déjà été soulevés sur les activités de Steve Maman, mais seul un travail d’enquête systématique pouvait permettre d’en avoir le coeur net. Le jury a été impressionné par le degré de difficulté que posait cette enquête et par la force et la pertinence des témoignages recueillis auprès de réfugiés dans le Kurdistan irakien et auprès d’autorités politiques et policières en Irak et au Canada. La vérification des faits est à la base du métier de journaliste. Un travail mené avec rigueur, ténacité et audace. »

 

Catégorie Grand reportage

Jurés: Le jury de pré-sélection était composé de Michel Auger, journaliste à la retraite du Journal de Montréal, Catherine Mauffette, directrice de l’information de Cogeco Nouvelles et Radio Circulation, et Madeleine Poulin, journaliste à la retraite de Radio-Canada. Le jury de post-sélection était composé de Colette Brin, professeure de journalisme à l’Université Laval, Bernard Derome, journaliste, et Michaël Nguyen, journaliste au Journal de Montréal.

« Par un travail de recherche impeccable, des témoignages variés et convaincants, un récit bien construit, ce reportage met en lumière l’écart entre les besoins en santé publique d’une population et la logique commerciale de l’industrie pharmaceutique. Un traitement critique mais équilibré et un regard tout à fait inédit sur la crise du virus Ebola. »

 

Catégorie Nouvelles - médias nationaux

Jurés: Valérie Borde, journaliste indépendante, Jean-Luc Lorry, journaliste au Courrier de Saint-Hyacinthe, et Mylène Moisan, journaliste au Soleil.

« L’Office national de l’énergie savait depuis 2008 que des raccords en acier utilisés dans des pipelines au Canada ont une faible résistance à la rupture, mais il a attendu huit ans avant de demander des comptes à l’industrie. Or, la compagnie TransCanada exploite à elle seule plus de 1 400 de ces raccords problématiques, et c’est d’ailleurs la rupture de l’un d’eux qui est à l’origine d’une fuite dans un gazoduc survenue en 2013 en Alberta.

La journaliste a su repérer cette information parmi les milliers de pages de documents techniques rébarbatifs déposés sur le site web de l’Office, puis a réussi à la valider à l’aide d’une source bien au fait du dossier.

La nouvelle, diffusée à la veille des audiences sur le projet de pipeline Énergie Est, a alimenté les doutes sur la crédibilité de l’organisme et forcé à suspendre son processus d’audiences face à l’ampleur des protestations. »

 

Catégorie Nouvelles - médias locaux et régionaux

Jurés: Olivier Bourque, journaliste à TVA, Isabelle Porter, journaliste au Devoir et David Santerre, journaliste à La Presse.

« Justine Mercier mérite selon nous le premier prix pour son reportage, qui présente le récit troublant des derniers jours d’un homme qui n’aurait pas dû mourir à l’hôpital. Le témoignage de la veuve a fait réagir la direction de l’hôpital, qui a demandé à un coroner d’enquêter. Dans son rapport rendu public quelques mois plus tard, celui-ci a confirmé les affirmations de la veuve, et du coup validé tout l’intérêt du reportage, en qualifiant l’urgence de l’hôpital de « pire du monde occidental ».

La journaliste a bien suivi son dossier au fil de ses développements. Elle nous a présenté le dossier avec rigueur et délicatesse. C’est du journalisme comme on doit l’enseigner à l’école : rigoureux, acharné, qui sert l’intérêt de la population et fait bouger les choses. »

 

Catégorie Opinion

Jurés:  Alec Castonguay, journaliste à L’actualité, Kathryne Lamontagne, journaliste au Journal de Québec, et Pierre Tourangeau, journaliste à la retraite de Radio-Canada.

« Le jury souligne le courage qu’il a fallu pour mettre en lumière la pédophilie de Claude Jutra, sachant la tempête et la controverse que ce déboulonnage provoquerait. Un travail d’autant plus méritoire qu’il levait en même temps le voile sur la complaisance avec laquelle on s’accommode encore aujourd’hui des abus sexuels de certaines de nos icônes. Le texte de Mario Girard, rédigé dans un style limpide et direct‎, a fait ce qu’on attend d’une bonne chronique : il offre matière à réflexion aux lecteurs, tout en ayant un grand impact sur la société. »

 

Catégorie Journalisme de service

Jurés: Florent Daudens, directeur de l’information numérique au Devoir, Christian Duperron, chef de nouvelles au Huffington Post Québec et Louise Gendron, journaliste principale à Châtelaine.

« En s’arrimant d’abord à un drame survenu près de chez nous, le suicide d’un jeune homme québécois victime d’une arnaque en ligne, Vincent Larouche et Simon Giroux sont partis à la rencontre des « brouteurs » en Côte d’Ivoire. Ils ont ainsi contribué à démystifier les coulisses de ces arnaques qui non seulement polluent les boîtes de courriel, mais peuvent avoir des conséquences tragiques. Ils ont su présenter l’envers du décor d’un point de vue technique tout en montrant les difficultés de la traque policière et les motivations personnelles des arnaqueurs. Le travail de terrain et les entrevues, autant en textes qu’en vidéos, ont permis de faire ressortir ces différents éléments. »

 

Catégorie Entrevue ou portrait

Jurés: Le jury de pré-sélection était composé de France Dauphin, journaliste à la retraite de Radio-Canada, Kevin Dougherty, journaliste indépendant, et Jean Roy, directeur de l’information à la retraite de la Presse Canadienne. Le jury de post-sélection était composé d’Ingrid Peritz, journaliste-correspondante au Globe and Mail, Lise Ravary, chroniqueuse au Journal de Montréal, et Jeff Yates, journaliste au Journal Métro.

« Voyage jusqu’au bout de la vie » représente, pour nous, un exemple de la puissance et de l’utilité des reportages de style portrait. On y apprend à connaître une vie, même si, dans ce cas-ci, celle-ci se retrouve fauchée. Des portraits comme celui-ci, il n’en existe pas beaucoup, et c’est ce travail exceptionnel que nous avons voulu souligner. »

 

Catégorie Journalisme spécialisé («beat»)

Jurés: Le jury de pré-sélection était composé d’Andrée Ducharme, journaliste à TVA, Guillaume Lavallée, ex-reporter international et professeur de journalisme à l’UQAM, et André Noël, journaliste d’enquête et auteur. Le jury de post-sélection était composé de Michel Corbeil, journaliste à la retraite du Soleil, Josée Dupuis, journaliste à Radio-Canada, et Catherine Solyom, journaliste à The Gazette.

« Les trois articles d’Alexandre Shields démontrent sa grande expertise dans le domaine de l’environnement. De plus, il écrit de manière claire et concise. Il s’intéresse ici au fameux pipeline Énergie Est, de la compagnie TransCanada, entre autres, au fait que « le gouvernement contrevient à sa propre loi sur la qualité de l’environnement en n’obligeant pas TransCanada à se soumettre à une évaluation complète son projet de pipeline ». Le travail de ce journaliste a de l’impact et contribue à renseigner la population sur cet enjeu capital et sur toutes les grandes questions environnementales. Il en est « le chien de garde » face au gouvernement et à l’industrie. Nous avons arrêté notre choix en tenant compte également de la volonté du Devoir de maintenir le « beat » environnement. »

 

Brève présentation du récipiendaire du Prix Hommage

Entrée comme reporter au Devoir en 1974 pour couvrir l’éducation, elle a été correspondante parlementaire pour le quotidien, d’abord à Québec puis à Ottawa, ensuite éditorialiste et rédactrice en chef. Comme journaliste indépendante à la fin des années 8190, elle a contribué à L’actualité, au Globe and Mail et au Soleil.

En 1990, elle est nommée directrice du Devoir. Elle le quittera, tout comme le journalisme, en 1998, l’année où elle reçoit, par ailleurs, l’Ordre de la Pléiade de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie.

Durant 11 ans, elle présidera la Grande Bibliothèque du Québec, qui deviendra sous sa gouverne la Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Lise Bissonnette est récipiendaire, notamment, de neuf doctorats honorifiques et de la Légion d’honneur du gouvernement français.

Récemment, elle est revenue à ses premières amours en acceptant de commenter l’actualité à l’émission Midi Info, diffusée à la Première Chaîne de Radio-Canada.

Le prix Judith-Jasmin Hommage vise à souligner la carrière d’un journaliste ayant marqué la profession au Québec. Il est choisi par les anciens présidents de la FPJQ.

 

Le grand jury était composé des anciens présidents de la FPJQ. Il sélectionne un grand gagnant, parmi les lauréats de toutes les catégories.

 

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